Les biocarburants sont produits à partir de matériaux organiques renouvelables et non-fossiles. Il se développe de plus en plus au fil des années.

Générique

La production de biocarburants peut se faire à partir de techniques variées. Selon celles mises en œuvre pour les obtenir, selon les conséquences en terme d’émission de gaz à effet de serre ou le fait que les cultures sont (ou pas) à vocation strictement énergétique, ils sont parfois dits de « première » ou de « seconde » génération. Ce qu’il importe de retenir, c’est qu’ils sont extraits de végétaux terrestres : maïs, blé, betterave, canne à sucre, ou encore colza, soja, tournesol. A noter : il existe aussi une filière gaz qui permet d’obtenir du biométhane.

Biodiesel

Egalement appelé biogazole, le biodiesel est un biocarburant obtenu à partir d’huile transformée par un procédé chimique faisant réagir cette huile avec un alcool. Quand cet alcool est du méthanol, on obtient du diester. Quand il s’agit d’éthanol, le biodiesel prend le nom de bioéthanol. Le biodiesel tente de concurrencer les huiles végétales utilisées à l’état brut et le pétrodiesel – c’est-à-dire le diesel classique. Dans les moteurs, il est utilisé seul ou mélangé à du pétrodiesel.

Bioéthanol

En Europe, le bioéthanol est produit à partir de céréales ou de betteraves. Par fermentation, le sucre contenu dans ces végétaux est transformé en alcool. Aux Etats-Unis (premier producteur mondial), il est issu de la transformation du maïs. Au Brésil (premier exportateur mondial), le bioéthanol est produit à partir de la canne à sucre. En France, la production est aujourd’hui assurée à partir de betteraves à 70% et à partir de céréales à 30%. Avec la création de distilleries qui auront pour matières première des céréales, ce pourcentage évoluera durant les prochaines années.

Usages

Des projets existent pour installer des « bio-raffineries » dans les usines de production de fibres papetières et, ainsi, permettre la fabrication simultanée de pâte à papier et de bioéthanol. Notons aussi l’apparition du bioéthanol dans l’habitat, en tant que combustible permettant de se chauffer dans des cheminées ou poêles sans conduit.

Flexfuel

On entend parler de véhicules polycarburants, Flexfuel, ou encore de VCM (Véhicules à Carburant Modulable). Ces appellations désignent des moteurs pouvant utiliser deux ou plusieurs types de carburant. Certains véhicules sont équipés de système polycarburant pouvant fonctionner soit à l’essence, soit à l’éthanol. 90 % des voitures mises en circulation après 1990 sont compatibles avec des boîtiers d’adaptation qui permettent de s’adapter à ce nouveau carburant aussi appelé E85.

Futur

L’Association internationale du transport aérien (IATA), qui représente 230 compagnies aériennes, a fixé un objectif d’introduction de 10 % de biocarburants dans la consommation des flottes d’ici à 2017. Les compagnies aériennes multiplient donc les essais de nouveaux biocarburants. En 2008, Virgin Atlantic a testé un mélange d’huile de deux palmiers. Air New Zealand a fait voler un Boeing 747 avec un mélange composé à 50 % de diester tiré d’huile de jatropha. En 2009, d’autres tentatives verront le jour : Continental Airlines sera la première compagnie américaine à tester un mélange comprenant de l’huile d’algue. Oui, les algues ! Ces plantes microscopiques qui pullulent dans les océans, les lacs et les rivières n’ont besoin – pour croître par photosynthèse – que de soleil, d’eau et de gaz carbonique. Riches en lipides, les microalgues sont peut-être le réservoir des biocarburants de demain, et celui des biocombustibles pour des applications domestiques.

Catégories : Energie

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