Avec le renchérissement des sources d’énergie, les applications du bois en tant que combustible connaissent un regain d’intérêt, aussi bien au niveau des particuliers que des collectivités, au point que l’on parle désormais d’une filière « bois-énergie ».

Histoire

Dans les pays en voie de développement, le bois est souvent la seule source d’énergie disponible permettant de satisfaire les besoins domestiques ou manufacturiers. C’était le cas dans les pays européens jusqu’au 18e siècle, ce qui se traduisait alors par une surexploitation des bois et des forêts. Transformé en charbon, le bois a même permis le développement d’activités industrielles nécessitant des températures élevées. La découverte et l’exploitation de la houille, puis du pétrole et du gaz naturel, ont progressivement relégué le bois à une fonction de chauffage en milieu rural.

Renouvelable

Dans la mesure où son exploitation est assurée dans le cadre d’un plan de gestion, certains le considèrent même comme une « énergie renouvelable ». Si l’on tient compte du carbone recyclé par les arbres sur les surfaces plantées, les émissions de CO2 seraient neutres… Il faut néanmoins nuancer ce jugement car le chauffage au bois est aussi une source de pollution atmosphérique en milieu urbain, notamment en particules fines, monoxyde de carbone et oxyde d’azote.

Essences

Selon leur densité, les essences de bois sont classées en deux familles. Les feuillus durs – chêne, hêtre, frêne, charme, noyer, arbres fruitiers – sont les plus appréciés pour le chauffage domestique, à l’exception du châtaignier qui éclate en brûlant. Les résineux – épicéa, sapin, pin, mélèze – et feuillus tendres – peuplier, saule – brûlent plus vite mais se dégradent rapidement s’ils sont mal stockés.

Réglementation

La réalisation d’une pièce de bois d’œuvre entraîne 60 à 80 % de déchets par rapport au morceau de bois brut initial. Par ailleurs, parmi les déchets industriels banals, des quantités importantes de bois de rebut non souillés (écorces, chutes de fabrication, palettes, cageots, certains bois de construction et de démolition..) étaient autrefois brûlées sur place, en usine d’incinération ou mis en décharge. La réglementation française sur les déchets stipule qu’ils doivent être recyclées ou valorisés.

 

Conditionnement

Le bois de chauffage se présente sous la forme de bûches classiques, ou sous une forme reconditionnée. Les plaquettes (également appelées bois déchiqueté) sont produites à partir de chutes d’exploitations forestières ou de scieries. Elles se présentent sous la forme de petits morceaux de bois de 1 à 3 cm. Les granulés de bois sont eux de petits cylindres de sciure compressée de diamètre inférieure à 1 cm. La cohésion du granulé se fait grâce à la lignine, un composant naturel du bois libéré lors de sa compression.

Qualité

Afin de garantir les performances des appareils de chauffage, le Label Flamme Verte a été créé à l’initiative du GIFAM (Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils ménagers), du GFCC (Groupement des fabricants de matériels de chauffage central) et de l’Ademe. Il concerne tous les appareils domestiques de chauffage au bois qui respectent les normes françaises et/ou européennes. La norme NF 332 – Bois de chauffage garantit elle la qualité du combustible utilisé. Développée par l’institut technologique FCBA en partenariat avec l’institut des bioénergies ITEBE, NF Granulés Biocombustibles s’applique aux granulés à base de bois ou d’origine agricole. Enfin, les installateurs de dispositifs de chauffage au bois disposent aussi désormais d’une qualification nommée Qualibois.

Catégories : Energie

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